Le Single Sign-On (SSO) est un mécanisme d'authentification qui permet à un utilisateur de se connecter une seule fois pour accéder à l'ensemble des applications d'un système d'information, sans ressaisir ses identifiants. Quand vous vous connectez à Google et accédez ensuite à Gmail, Drive et YouTube sans vous reconnecter, c'est du SSO.
Le SSO repose sur un fournisseur d'identité central (Identity Provider ou IdP) qui gère l'authentification et transmet des jetons aux applications clientes. Les protocoles les plus utilisés sont SAML 2.0 (historique, courant en entreprise), OpenID Connect (moderne, basé sur OAuth2) et LDAP (annuaires internes). Le choix du protocole dépend de l'écosystème existant et des contraintes de sécurité.
Les bénéfices sont autant techniques qu'organisationnels : réduction du nombre de mots de passe (et donc des risques de compromission), simplification de l'expérience utilisateur, centralisation de la gestion des accès, et facilitation de l'offboarding (désactiver un compte unique suffit à couper tous les accès). En contrepartie, le SSO crée un point de défaillance unique : si l'IdP tombe, aucune application n'est accessible.